Expositions
Vernissage des expositions mercredi 30 mai, à 17h30, avant l'inauguration du festival.

LES MOTS LACÉRÉS
RAYMOND HAINS

Maître de la réalité virtuelle. Raymond Hains (1926-2005), artiste internationalement reconnu, s’est singularisé dans les années cinquante par une appréhension du monde constamment décalée. L’image et les mots sont restés depuis au centre de son œuvre.
Après avoir travaillé, sur les affiches lacérées et adhéré au Nouveau Réalisme , il poursuit une recherche personnelle autour des calembours et autres jeux de langage, qu'il utilise comme révélateurs de rapports cachés unissant des éléments disparates. Avec son sens de l’humour et ses facultés d’émerveillement, Raymond Hains nous restitue sa version des faits comme un enfant impose son point de vue devant une tablée d’adultes, avec légèreté et poésie.
En partenariat avec la Galerie W (Paris) . Eric Landau a créé cette galerie d’art en 1998, imaginée comme un lieu de découverte de l’art. Elle est devenue un lieu, un label de rencontres, fait de courants d’air et de courants d’art. Elle représente une vingtaine d’artistes qu’elle expose en permanence. Plus d'informations
Lieu : Salles XVIIIème
Dates et horaires : mercredi, jeudi : 15h - 18h ; vendredi, samedi : 10h - 12h et 14h - 19h ; dimanche : 10h - 12h et 14h - 16h.

SURPRISE / SUBPRIME : LES MOTS DE LA CRISE
LÉO DILLT

La plus grande crise que le système capitaliste ait connue depuis 1929 débute au milieu de l’année 2007. En quelques semaines, des milliards de capitalisation boursière s’envolent en fumée, des fonds spéculatifs ferment, des banques s’effondrent. Stupéfaits, les gens découvrent une réalité dont ils n’avaient même pas idée, et de nouveaux mots comme 
« subprime », « spread », « rating », « stress test », «  toxic assets » …
Journaliste et écrivain, Léo Dillt imagine, dès le début de cette crise, de représenter l’effondrement de Wall Street dans un cycle de peintures, de photos, de dessins, de collages. Des décombres encore fumantes, surgiraient les mots de la crise. Après avoir collectionné les « Une » du Wall Street Journal, il les soumet à un traitement des plus violents : il les trempe dans l’eau, les noie sous des projections de crépi, de plâtre, de boue, de graviers, de peinture, de craie, de feutre, d’encre. Puis, il les brûle à l’essence de térébenthine. Il répète l’opération plusieurs fois jusqu’à ce que Wall Street se dissolve dans le carton ou la toile, pour ne laisser qu’un champ de ruines. Plus d'informations
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise de la Poste.
Lieu : Salles XVIIIème
Dates et horaires : mercredi, jeudi : 15h - 18h ; vendredi, samedi : 10h - 12h et 14h - 19h ; dimanche : 10h - 12h et 14h - 16h.

INSOLITES PORTRAITS DE GROS MOTS
DANIELLE AUTIER

Danielle Autier peint les mots. Elle les encastre, les oppose, les étire, leur met parfois la tête à l’envers ou les déforme aux limites du possible. Elle invente un langage géométrique pour mettre en lumière les mots et les faire résonner dans l’intime de chacun. Ses œuvres qui nous révèlent le visage caché des mots, nous invitent au jeu des sens. 
Une exposition pour dire… sans dire. Plus d'informations
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise de la Poste.
Lieu : Salles XVIIIème
Dates et horaires : mercredi, jeudi : 15h - 18h ; vendredi, samedi : 10h - 12h et 14h - 19h ; dimanche : 10h - 12h et 14h - 16h.

LES MOTS DES COMÉDIENS
ÉLÈVES DE L'ÉCOLE DES GOBELINS

Vingt élèves en photographie, option prise de vue, de l’École des Gobelins - encadrés par Tina Mérandon, spécialiste du portrait, auteur de Vertigo, portraits de personnalités politiques (éditions Diaphane), et Hervé Tissot, graphiste, responsable du département photo des Gobelins - ont réalisé chacun un portrait d’un(e) jeune comédien(ne), accompagné de la citation d’une réplique de théâtre qui a suscité leur vocation d’acteur.
Une exposition où tout commence par les mots. Plus d'informations
Lieu : Salles XVIIIème
Dates et horaires : mercredi, jeudi : 15h - 18h ; vendredi, samedi : 10h - 12h et 14h - 19h : dimanche : 10h - 12h et 14h - 16h

L’ART DU PEU
PATRICK CHAUVIN

Artiste plasticien, architecte, Patrick Chauvin est un amoureux des mots. Il aime leur couleur, leur odeur. Il les prend, gorgés de mémoire, et les étale comme un pigment, puis les offre au regard des autres pour que chacun donne libre cours à ses propres associations mentales et poétiques. Depuis quatre ans pour le Festival du Mot, il propose des scénographies douces et éphémères, fondées sur les matières, les couleurs, les formes qui font la poésie.
Cette année, parallèlement au Troc à gogo, il vient, avec dans sa sacoche, des papiers de couleur, un fragment de miroir, une bobine de fil, un petit sac de sable, et surtout, sa boîte à mots. Une intervention urbaine où le peu devient essentiel, et les mots, une matière.
Lieu : dans la ville
Dates : du mercredi au dimanche

LIRE… LIRE…
SYLVIE ROCHE / ISABELLE ROBBE

Isabelle Robbe vient du théâtre, et Sylvie Roche des arts plastiques. Après plusieurs projets communs associant théâtre, vidéo et photo, elles ont entamé en 2011 un travail photographique autour de la lecture.
Elles sont donc allées à la rencontre de toutes sortes de lecteurs et leur ont tiré le portrait pendant qu’ils s’adonnaient à leur activité préférée. Le résultat de leur quête donne à voir la lecture sous toutes ses facettes : plaisir, solitude, évasion, réflexion, voracité, silence….
Une trentaine de photos comme autant de déclarations d’amour aux mots et à ceux qui les lisent. Plus d'informations
Lieu : Office de Tourisme
Dates et horaires : Tous les jours : de 9h30 à 12h30 et de 14h30 et 18h30. L'exposition se prolongera jusqu'au 30 juin.

MURS(MURES) DE MOTS
AU HASARD DES RUES

Semées par les mains expertes de Christian Souverain, peintre en lettres, des citations d’écrivains qui évoquent le Mot et les bonheurs qu’il procure, sont apparues dès 2006 sur les murs de la ville et les vitrines des commerçants. Un véritable patrimoine littéraire à découvrir en sillonnant  les rues de la Cité du Mot, avec de nouvelles surprises au fil des ans. Et, cette année un cadeau de Sempé, dont le trait sait si bien dire beaucoup sans les mots…
Avec le soutien de la Fondation d'Entreprise de la Poste.

MOTS DE LUMIÈRE, LUMIÈRE DE MOTS
PATRICK RIMOUX

Metz, Bruxelles, New York, le Québec, la Corée, l’Inde : Patrick Rimoux parcourt le monde et illumine de ses « sculptures-lumière » expositions et bâtiments.
Véritable amoureux des mots, celui qui se définit comme un sculpteur de lumière ou un tailleur d’ombre, les sert, les exalte, les transcende en les animant. Depuis le mois de décembre et pendant le Festival, il les projette sur les murs du cloître, pour que patrimoine, art visuel et mots ne fassent plus qu’un.
Cette œuvre sera également visible durant tout l’été. Plus d'informations
Lieu : sur les murs du cloître
Dates et horaires : tous les jours à la tombée de la nuit.


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