Expositions

MANUSCRITS ET REPENTIRS
« À LA QUÊTE DU MOT JUSTE » MERCREDI, 15H-18H ; JEUDI, VENDREDI 10H-12H et 14H-19H ; SAMEDI 10H-19H ; DIMANCHE 10H-16H / SALLES XVIIIe

Manuscrit René Char

« Tu veux que je t’envoie quelque chose de moi !
Je n’ai rien de lisible !
Tu ne t’y reconnaîtrais pas au milieu des ratures et des renvois…

je ne peux pas faire une phrase,
je change de plume à toute minute,

je n’arrive pas à dire ce que je veux dire ! »

Gustave Flaubert
, Lettre à Louise Colet. 1846

La richesse d’un manuscrit, c’est cette possibilité qui nous est offerte de découvrir la singularité de la démarche de l’écrivain, de saisir les « traces charnelles » de l’élaboration de l’écriture, de vivre l’œuvre en train de se faire.
Mais, c’est aussi de percevoir le monde intérieur du créateur qui, de sa propre main (manu-scriptum), biffe, note, rature, barre, comme chez Balzac ou Flaubert. Et ceci, même lorsque la première épreuve est déjà imprimée comme dans ce texte de Marcel Proust corrigé à nouveau dans la marge et truffé de paperolles qui précisent, densifient ou allègent le propos, ou dans celui d’Andrée Chédid qui corrige au crayon de couleur ! 
Au-delà de la richesse de toutes ces corrections, dites aussi « repentirs » comme en peinture, les manuscrits témoignent de l’évolution graphique de l’écriture depuis le 14ème siècle jusqu’à nos jours : penchée, droite, nerveuse, serrée, relâchée, placide, appliquée...
C’est aussi la beauté formelle du trait qui fascine : le graphisme pur, comme chez Sarah Bernhardt, Péguy ou Saint John Perse ou l’esthétique picturale de certains poèmes ou lettres de Victor Hugo ou René Char, qui illustrent le texte et font intrinsèquement corps avec le propos. Le choix de ces photographies de manuscrits* ne prétend évidemment pas à l’exhaustivité. Seule la volonté de dévoiler ces différents aspects de la créativité des écrivains a guidé la sélection ici rassemblée. Souhaitons simplement que ces manuscrits, riches du travail minutieux de l’étincelle et de l’élan de leurs auteurs, nous permettent avec bonheur de saisir le cheminement de la pensée qui s’édifie.
Samedi 27 mai à 15 h rencontre avec Monique Lecarpentier, commissaire de l'exposition.
* Tous droits réservés

TERRE DE POÉSIE 
FLORENCE PICHOT / BENJAMIN GUÉRIN
OFFICE DE TOURISME / TOUS LES JOURS 9H30-12H30 / 14H30-18H30

Florence Pichot et Benjamin Guérin travaillent la terre polie. Inspirés par les anciennes céramiques, ils sont attentifs à l'accident, la fêlure. Pour eux ce sont « … des catastrophes maîtrisées d'où jaillissent force et beauté. Nos pièces invitent à gratter la surface des choses.» Sur ces céramiques s’écrivent les poèmes de Benjamin Guérin, comme sur les murs d’une cité oubliée.
Une exposition où les mots deviennent matière, et la céramique, écriture.
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Grâce aux Instants poétiques, vous pourrez entendre certains des poèmes gravés sur les céramiques, et lus par leur l’auteur.

LA PHRASE DE PROUST
PASCALE ÉVRARD
GRANDE RUE

Extraite de Du côté de chez Swann et riche de cinq cent soixante-huit mots, cette phrase de Marcel Proust reste à ce jour l’une des plus longues de la littérature française. Comme un écho de la première année du Festival, la graphiste plasticienne et typographe Pascale Évrard l’a reproduite intégralement depuis la Grande rue. Une œuvre pérenne à parcourir pour traverser la ville avec les mots.
L'avant-goût : découvrez l'univers de Pascale Evrard

MURS(MURES) DE MOTS
CHRISTIAN SOUVERAIN
AU HASARD DES RUES

Depuis 2006, muni de son pinceau le plus délicat, le peintre en lettres Christian Souverain égrène sur les murs de La Charité-sur-Loire des dessins d’artistes et des citations d’écrivains qui évoquent le Mot et les bonheurs qu’il procure. Un patrimoine littéraire inédit à découvrir d’un mot à l’autre.
Citations collectées par Monique Lecarpentier.

Avec le soutien de la Fondation d’entreprise La Poste.



 

 

 






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